Sandrine Tessier

Ind'è Ma

Que pensez-vous du concept « cumpar’Impresa »?

C’est une très bonne occasion de pouvoir rencontrer des personnes que je ne rencontrerais pas autrement. Pouvoir échanger sur nos problématiques d’entrepreneurs, de professionnels, c’est précieux quand on est occupée au quotidien dans nos organisations de s’ouvrir à d’autres pratiques et d’autres réalités.

 

Qu’avez-vous trouvé lors de cette soirée de parrainage?

Connaître de nouvelles ressources est vital pour nous, entrepreneur.e/s, car une fois que le projet est monté, les aides sont plus rares, et savoir bien s’entourer est important pour le suivi de l’activité. Je cherche un alternant et j’embauche quelqu’un en cuisine, pour pouvoir me libérer et développer les activités à destination du public: dans ce moment de transition, savoir où trouver du soutien et avec qui se poser les bonnes questions va me permettre de trouver les bonnes réponses et prendre les bonnes décisions. 

Cyril Gabillaud Gambotti

Etudiant Licence Professionelle Entrepreunariat

Quel intérêt trouvez-vous aux soirées Cumpar’Impresa?

L’intérêt premier est le réseau: cela ouvre beaucoup de portes. Par exemple, rencontre le DRH de Kyrnolia m’a beaucoup plu. C’est un autre angle de rencontre que la démarche commerciale: on a plus accès à la dimension humaine.

Rencontrer des porteurs de projets nous montre que l’on n’est pas seul. C’est motivant, de se voir d’une soirée à l’autre, de se donner des nouvelles. 

On peut aussi rencontrer de futurs partenaires.

Le format de soirées conviviales vous paraît-il adapté?

Oui cette formule permet d’apprendre des choses presqu’en s’amusant, car on passe toujours un moment agréable. Le créneau horaire de l’after-work est propice aux échanges. On pourrait toujours espérer plus de monde, mais il y a toujours d’autres entrepreneurs qui sont pour moi une source d’inspiration.

Agatha Clément

Loupiotte Design

Quels souvenirs avez-vous de la soirée Cumpar’Impresa?

J’ai échangé notamment avec une personne en particulier sur des collaborations futures. L’avantage de ces soirées est qu’elles favorisent les rencontres, et l’on sait que le réseau se construit petit à petit, donc c’est un accélérateur !

Qu’est-ce que vous apporte la participation aux soirées de parrainage?

J’habite un hameau proche de Porto-Vecchio. Nous travaillons en couple, et allons ouvrir un atelier boutique ouvert au public, et développer notre secteur d’activité avec des gens qui sont dans la même philosophie que nous. Cela nous permet de communiquer et de rencontrer de futurs collaborateurs.

Marine Ettori

Casabalma

Que retenez-vous de cette soirée où vous avez présenté votre site de solutions bien-être en Corse?

J’ai pu expliquer mon concept auprès de professionnels, étudiants ou jeunes, et moins jeunes, potentiels clientes, clients ou partenaires. Casabalma  référençant des professionnels du bien-être sur toute la Corse, il est important pour moi de le faire connaître par tous les moyens. Et comme on ne peut pas tout tester, je m’entoure d’un réseau de personnes de confiance pour le démarchage et toujours viser la qualité. Ce type de rencontre est une belle occasion d’élargir le réseau.

 

Reviendrez-vous aux soirées de parrainage Cumpar’Impresa?

Oui, le principe de Cumpar’Impresa est super, il faut continuer. Étant jeune maman en plus d’être entrepreneure je ne suis pas très disponible, mais je ferai tout pour participer au maximum, afin de rencontrer des professionnels et publics-cibles de mon secteur, et faire marcher le bouche-à-oreilles.

Thierry Herlin

Responsable des ressources Humaines, KYRNOLIA

Que retenez-vous de cette soirée Cumpar’Impresa?

J’ai apprécié plusieurs aspects: des échanges très riches, entre des acteurs diversifiés, qui portent des activités parfois nouvelles pour moi.  L’organisation moins formel que dans d’autres réunions a rendu les discussions plus dynamique : même en fin de journée, les participants étaient tous motivés pour se présenter et connaître les autres. Puis le moment de convivialité qui a suivi les présentations a vraiment permis d’échanger des cartes de visites et de se mettre en lien.

 

Quelles rencontres avez-vous faites ?

J’ai notamment découvert une entrepreneure en coaching sportif dont je pourrais facilement intégrer l’activité dans l’entreprise auprès des salariés. J’ai entendu une jeune porteur de projet qui donnait vraiment envie de le suivre. Et découvrir qu’il existe un FabLab m’a donné des idées pour fabriquer des pièces dans le cadre d’innovations en cours. C’est totalement en phase avec notre souci de soutenir l’esprit d’entreprendre chez les jeunes, comme avec l’association EPA dont Kyrnolia est partenaire.

Nathalie Lameta

Professeur d’économie Université de Corse, Directrice du Pôle PEPITE

Que retenez-vous de cette soirée Cumpar’Impresa?

C’est un format qui permet de découvrir des lieux, et d’échanger avec des gens que l’on n’a pas l’habitude de rencontrer. Ces soirées de parrainage renforcent le lien entre le milieu académique et le tissu économique de terrain. Ces temps d’échanges renforcent le sentiment que l’initiative d’A Prova est pertinente. Notamment dans le cadre du dispositif PEPITE, il est important que les étudiants porteurs de projets économiques puissent être mis en relation avec des professionnels, et informés des actualités de leurs secteurs.

 

Que pensez-vous du thème choisi, le Bien-être?

Le Bien-être est fondamental aujourd’hui dans l’entreprise, tant pour la fidélité des salariés, que pour la productivité et la santé morale et physique des personnes. C’est une problématique que l’on retrouve dans les tendances aujourd’hui: les possibilités d’entreprendre dans le secteur du bien-être sont multiples, actuellement. Comme toujours, le thème de la soirée a été choisi pour être percutant au moment où on le traite. Sur le fond et la forme, Cumpar’Impresa, est dans l’air du temps.

Isabelle Istria

Baretta Corsa

Vous avez témoigné de votre expérience de créatrice, que pouvez-vous nous dire de cette expérience?

J’ai aimé présenter mon travail et ma démarche de création, ainsi que mon quotidien d’entrepreneure: la joie d’être indépendante. Je souhaitais aussi faire passer le message que quel que soit l’état d’avancement de notre projet, on a toujours des choses à apprendre. Même quand notre activité est bien installée, des questions se posent. On peut partager nos difficultés et les lever grâce à d’autres entrepreneurs qui ont eux-même rencontré ces situations et trouvé les solutions.

Pourquoi venez-vous aux soirées Cumpar’Impresa?

Étant membre de la coopérative, je suis au courant des « festivités »! Je trouve sympa d’avoir des témoignages d’entrepreneurs de terrains, différents des conseils de professionnels de l’accompagnement qui axent plus sur les outils et la méthode. On entend les bonnes expériences et les moins bonnes, c’est très concret, convivial. J’ai encore besoin de l’aide de professionnels, de leurs retours d’expérience. Je peux aussi rendre des services. Si l’on vient régulièrement, on peut mieux connaître les participants. Avec nos vies très remplies, on ne prend pas souvent l’initiative de ces rendez-vous pourtant très riches.

Michel Lucciani

Gérant de La Table de Mina

Pouvez-vous nous présenter la Table de Mina?
Le restaurant la Table de Mina emploie, forme et trouve des emplois durables pour des personnes en situation de handicap. Nous avons choisi la restauration car c’est un secteur porteur d’emploi pour des personnes formées et motivées, notamment en Corse où l’activité saisonnière rend les conditions de travail précaires pour les personnes non formées.
À la Table de Mina, nous formons réellement nos salariés, même à des compétences non obligatoires (HACCP*, SST**, Gestes et Postures, Informatique...). C’est un Atelier Chantier d’Insertion, en partenariat avec la DIRECCTE***, Cap Emploi, les Missions Locales, nous avons jusqu’à 5 ans pour organiser avec eux un parcours d’insertion professionnelle, cohérent avec leurs besoins et leur potentiel: remise à niveau en maths ou français, reprise d’études en CAP avec aménagement sur 2 un 3 ans lié aux difficultés de mémorisation, ou stages dans d’autres restaurants, et pour tous, formation en cuisine ou service en salle. Même les encadrants se forment: diplômé de grande école hôtelière et formateur, je passe le diplôme de CIP (Conseiller en Insertion Professionnelle).
Notre restaurant permet à des personnes dites « sans avenir » d’entrevoir une porte de sortie professionnelle.

Inscrit dans l’Economie Sociale et solidaire, faites-vous du marketing pour votre restaurant d’insertion?
Beaucoup de gens en Corse, malgré les reportages télé, les articles dans les journaux, ne nous connaissent’pas encore. On ne sait pas vendre notre concept. On n’est pas sur Facebook à poster des photos toute la journée. Quand on a "la tête dans le guidon", dans l’action, se présenter est un vrai problème. Nous recherchons d’ailleurs un/e professionnel/le pour réaliser nos plaquettes, flyers avec une charte graphique qui corresponde à notre identité.
Notre communication est ancrée dans l’action: nous avons des partenariats pour des plateaux repas livrés aux entreprises qui nous permettent d’assurer un minimum d’activité chaque jour, une convention pour les tickets repas avec la Prefecture aussi. Et beaucoup de gens travaillant dans les bureaux autour viennent déjeuner. La vie de quartier est assez dynamique, les voisins et personnes âgées viennent facilement prendre un café.



Que retenez-vous de la soirée Cumpar’Impresa sur le thème « Marketer l’ESS »?
J’ai rencontré une personne avec qui je vais travailler sur mes questions en ressources humaines. Cette soirée réseau a joué son rôle ! Elle a permis à tous les invités de découvrir la Table de Mina. Sinon, je n’ai pas trop le temps pour la communication ou le marketing. Mon rôle, c’est de retrouver des emplois à mon personnel. Comme le tourisme rend la restauration très saisonnière, trouver des places à l’année n’est pas évident: ça nécessite un lien très étroit avec les entreprises susceptibles d’embaucher des travailleurs avec des caractéristiques liées au handicap, certes, mais une formation et une motivation réelles. On n’est pas là pour faire du business, mais pour faire comprendre aux employeurs qu’une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé n’est pas automatiquement un problème pour travailler. Elle ne m’a pas empêché d’exercer moi-même pendant 40 ans dans la restauration. Nous trouvons des stages pour rapprocher les employeurs qui découvrent des professionnels compétents et motivés, et les futurs employés qui apprennent les réalités du métier.
Nos premiers parcours positifs sont notre fierté et sans doute des raisons de nous motiver à continuer: une dame de 55 ans a été embauchée en CDI pour la première fois de sa vie, deux autres CDI sont en voie d’être signés, deux salariés suivent un CAP...

Christine Fages

Professeur négociation et relation clients (NRC), Lycée Laeititia, Ajaccio

Que retenez-vous du premier business game organisé par A Prova et Cumpar Impresa ?


C'est une très bonne initiative qui a permis aux élèves finalement d'appliquer concrètement les méthodes enseignées en cours dans un tout autre contexte. Elle contribue à développer un esprit créatif et la confiance en soi.

De quelle manière s'est déroulé ce jeu d'entreprise ?


Sur le thème de la maison, les équipes de joueurs ont tiré au sort une pièce de vie. Elles devaient ensuite trouver des idées pour imaginer un produit innovant à commercialiser, dans un temps imparti. Mes élèves sont tombés sur le dressing et la salle de bains. Ils ont lancé par exemple l'idée d'un écran pour visualiser les habits que l'on aimerait porter, un ordinateur qui proposerait une tenue en fonction de la température extérieure par exemple.


Comment les élèves se sont-ils comportés lors de la présentation devant le jury de professionnels ?


Les élèves ont présenté leur travail durant une vingtaine de minutes en précisant les moyens de le financer, la clientèle visée ou encore le réseau de distribution. Ils ont l'habitude de parler en public mais là devant des chefs d'entreprise, c'était un exercice à la fois différent et enrichissant.

 

Qu’ont-ils retenu de cette expérience originale ?


Ils se sont impliqués, ont joué le jeu en appliquant les méthodes enseignées durant les cours. Nous travaillons beaucoup en termes de tendance pour trouver les opportunités à développer sur des marchés. Ils ont été en mesure de le faire de façon en immersion.

 

La tendance justement pour les étudiants aujourd'hui est-elle de tenter l'aventure de entrepreneuriat ?

 

Ce n'est pas le cas de la majorité mais pour certains oui. Il y a un côté agréable à travailler de manière indépendante, à créer soi-même son entreprise. Cet aspect-là est tentant pour une partie d'entre eux, en dépit des risques que cela implique. Quand on est jeune, on se laisse plus facilement tenter par l'aventure.

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